C'est ainsi qu'ils se mirent en chemin dés le lendemain, à la recherche de l'alchémiste qui les renverrait chez eux.
Derrière eux, Elisabeth et Lise les saluaient, leur souhaitant un bon voyage.
Une fois qu'ils ne furent plus visibles, Elisabeth empoigna fermement le poignet de Lise et la regarda droit dans les yeux.
Elisabeth : Maintenant ça suffit les bêtises, on est bien d'accord ?
Lise *gênée* : De...de quoi parlez-vous ?
Elisabeth : Petite sotte ! Il est question de la forêt. Nous croyais-tu aussi dupe pour que l'on ne devine qu'elle ne s'était pas perdue toute seule ?
Lise *gênée* : Mais...
Elisabeth : Plus un mot ! A la prochaine incartade, tu iras te trouver un autre endroit pour dormir. Est-ce clair ?
Ceci dit, elles rentrèrent dans la demeure. Depuis ce jour, il reigna un froid éternel entre elles. Le peu de confiance que la vieille dame avait placée en elle c'était à présent envolée à jamais.
*désolée pour les vêtements d'Elisabeth. (Décidément, les bourdes je les collectionne aujourd'hui ^^)
Cela faisait à présent trois jours qu'ils marchaient et la neige n'avait toujours pas cessé de tomber. A chaque pas, leurs pieds s'enfonçaient un peu plus dans cette vas étendue de poudre blanche.
Ils avaient les orteils gelés mais ils continuaient d'avancer, ne s'arretant qu'aux dernières lueurs du jours avant de dresser leur campement.
Daniel la regardait d'un air inquiet, Opale, d'habitude si joyeuse et pleine d'enthousiasme, ne disait plus un mot depuis une dizaine de minutes.
Ces dix minutes lui parurent être les plus longues de sa vie. Et il faisait bien de s'inquièter car, peu de temps après, elle se retrouva dans ses bras, sans connaissance.
Heureusement, il l'avait rattrapée de justesse avant qu'elle ne s'écroule sur le sol glacé.
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